Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 17:37

LIVRES/CINEMA

En janvier dernier, chaque panneau publicitaire de Paris montrait l'affiche des Noces rebelles, le film de Sam Mendes adapté de la nouvelle La fenêtre panoramique de Richard Yates, publiée aux Etats Unis en 1961.
Aux premiers abords, la bande annonce de ce film donne à rêver, les deux amoureux les plus célèbres du monde se retrouvent dix ans plus tard dans un tout autre cadre : l' Amérique des années 1960.L'affiche montre un couple idéal, le film montre de nombreux plans où on les voit enlacés, pourtant il se trame un drame.

Il s'agit de l'histoire d'un couple issu de la classe moyenne qui se désagrège sous le poids du conformisme, une histoire racontée sur un ton amer et provocateur.
Ce mélodrame virulent secoua les milieux littéraires des sixties et Tennessee Williams considéra ce livre comme un chef d'oeuvre de la fiction moderne américaine.


 

Sam Mendes a donc eu une idée brillante en adaptant ce film pour le cinéma car il nous permet d'avoir du recul sur les fausses sécurités conformistes que notre société individualiste d'après guerre a construit.
Les plans dans lesquels on voit Leonardo Di Caprio prendre le train tous les jours pour rejoindre un emploi alimentaire qu'il hait, sont saisissants. Ils montrent le piège dans lequel est tombé le couple Wheeler ainsi que leurs voisins et amis qui les critiquent à mots couverts car ils décident de tout plaquer pour vivre la vie dont ils révent à Paris, en Europe.



Enfin, ce livre est un bel hommage aux femmes américaines en expliquant le repli sur soi quotidien. La féministe Betty Friedan parlait d'un mal sans nom. Ce couple avait une belle maison de banlieue, deux enfants, mais ils vivaient isolés de la ville dans une zone pavillonnaire où les familles et les habitations se ressemblent. L' héroïne de ce film est véritablement Kate Winslet, l'une des meilleures actrices mondiales à mes yeux. J'aime son jeu depuis Titanic et The Holiday, car elle sait interpréter à la perfection autant le drame que la comédie. Ses tenues et ses coiffures dans Les Noces rebelles donnent à son physique particulier une note  glamour digne de Catherine Deneuve.


Elle porte sa vie à bout de bras et éprouve de l'incompréhension face à son mari. Il aspire aux mêmes rêves qu'elle mais qui baisse les bras devant une proposition professionnelle qui lui déplait mais qui flatte son orgueil. Leonardo di Caprio est  aussi époustouflant dans  son rôle.

Ce film m'a mise mal à l'aise car la fin est réellement tragique mais  elle permet de réfléchir au sujet des habitudes prises par notre société depuis les Trente Glorieuses.
La nouvelle de Richard Yates est  fidèlement adaptée :  la conclusion de l'auteur est que le couple old school  est le seul à parvenir à cohabiter sans heurts, car l'époux de l'agente immobilier qui a vendu la maison aux Wheeler, coupe son sonotone pour ne plus supporter les considérations ménagères de sa femme.
A ce propos, les éditions Robert Laffont ont profité de la sortie du film en France pour réimprimer le livre avec en couverture l'affiche du film dans sa collection : "Pavillons poche".

 

 

Par Une sardine à Paris
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 18:12
EXPO/BD
Exposition Le petit dessein, Musée du Louvre jusqu'au 13 avril prochain.

Depuis 2005, le musée du Louvre s’est associé avec les éditions Futuropolis pour créer une collection de bande dessinée.
Le principe est de demander à un auteur de BD de choisir une œuvre, une collection, une salle du Louvre et d’en faire un élément important de l’« histoire ».
Cette collection de BD s’inscrit dans la démarche du Louvre d’inviter au musée l’art contemporain : du manga au comic, de la science-fiction à la chronique sociale, de la caricature au journal intime.

Le temps d’une bande dessinée, une passerelle se crée et offre une vision nouvelle et contemporaine sur le musée.
Chaque album interroge à sa façon le Louvre et sa mission en tant qu’espace de conservation, de mémoire et de transmission. Ils enrichissent ainsi de façon inédite le discours traditionnel des musées.

L’appropriation du Louvre par l’univers de la bande dessinée permet de « dépoussiérer » l’image de ce dernier auprès du public amateur de BD ; et réciproquement, de faire découvrir au public du musée une forme d’expression artistique plus contemporaine. Ainsi, se croisent des regards renouvelés réciproquement entre l'art académique et le neuvième art : la BD.
Cette passerelle est une avancée pour le monde des musées et de la bande dessinée, comme en témoigne le succès des trois albums déjà parus.

L’occasion est donnée de montrer les différentes méthodes de travail, techniques et matériaux propres à chaque auteur.

Pour Période glaciaire de Nicolas de Crécy, 19 planches de format A4 peintes directement à l’aquarelle seront réunies dans trois cadres.
De même, les 14 planches à l’encre de Chine des Sous-sols du Révolu de Marc-Antoine Mathieu seront regroupées. Aux heures impaires d’Éric Liberge sera montré de l’ébauche à l’œuvre finie en mettant en regard 5 croquis de composition de format A3 et des tirages en haute définition des pages correspondantes.
Le dernier album de la série, Le Ciel au-dessus du Louvre de Bernar Yslaire et Jean-Claude Carrière, dessiné directement sur ordinateur, sera présenté sur écrans vidéo ; il montrera l’élaboration de plusieurs planches, du crayonnage à la mise en couleur. Enfin, la nouvelle série de quatre albums Louvre / Futuropolis s’ouvrira avec un manga d’Hirohiko Araki qui présentera en exclusivité 2 planches de format A2.

À travers cette exposition, le visiteur aura l’occasion de voir et comprendre la créativité et le travail artistique et littéraire qu’exige la réalisation d’une bande dessinée ( Communiqué de presse du Musée du Louvre/Futuropolis).

Personnellement, je trouve que le lancement de cette collection est une très bonne idée, les passerelles faites entre la BD et l'histoire de l'art peuvent permettre la démocratisation des musées pour les jeunes générations.
Et la preuve en est : les ventes suivent. 50 000 exemplaires vendus de Période glaciaire depuis 2005, 20 000 pour Les Sous sols du révolu et enfin déja 10 000 ventes de la bande dessinée Aux heures impaires (chiffres de Livres hebdo, mars 2009).

J'apprécie particulièrement la première bande dessinée de la collection : Période glaciaire de Nicolas de Crécy en raison de son histoire : une équipe de chercheurs du futur accompagné d'un chien Hulk, doté d'un flair archéologique fort utile.
Les anachronismes font sourire : le fanion de l'OM que l'équipée prend pour un emblème cultuel ou encore le fait que les tableaux de Delacroix ne représentent que des femmes nues leur fait penser que E.Delacroix renvoyait à un établissement de prostitution.
Enfin, le dessin de Nicolas de Crécy est magnifique grâce à la technique de l'aquarelle.

Publications
Période glaciaire de Nicolas de Crécy, album cartonné, 22 x 31,5 cm, 80 p. couleurs, parution octobre 2005, 16 euros.
Les Sous-sols du Révolu de Marc-Antoine Mathieu, album cartonné, 25 x 25,5 cm, 60 p. bichromie, parution octobre 2006,
16 euros.
Aux heures impaires d’Éric Liberge, album cartonné, 23 x 31,5 cm, 72 p. couleurs, parution septembre 2008, 16 euros.

Par Une sardine à Paris - Publié dans : Expositions
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 19:02

EXPO/EDITION


En ce moment, a lieu l'exposition consacrée à l'écolier le plus célèbre de France : Le Petit Nicolas à l'Hôtel de Ville de Paris.

Je ne suis pas une inconditionnelle du Petit Nicolas, j'ai lu quelques unes de ses histoires que je trouve attachantes mais il s'agit d'un personnage incontournable de la littérature jeunesse à travers les décennies et qu'il fascine petits et grands.

La presse qu'elle soit spécialisée livres ( Livres Hebdo, du 30 janvier 2009) ou généraliste ( Libération du 6 mars, le partenariat d'Europe 1) ; est unanime : Le petit Nicolas est un héros international qui fait partie du patrimoine culturel français.

Ce personnage crée par Réné Goscinny et Sempé est un phénomène générationnel qui a su traverser les siècles : on fête cette année ses 50 ans à travers la publication d'histoires inédites.

Il s'agit d'une belle histoire d'amitié et surtout une extraordinaire aventure artistique commencée par la presse et pérénisée par l'édition.Sempé est un dessinateur de presse reconnu dans le monde entier via The New Yorker et Paris Match.
Par le biais de Pilote,il collabora avec René Goscinny, père de Astérix entre autres et concepteur d'une histoire basée sur l'enfance et sa nostalgie.

L'odeur de la craie,le bruit des billes seront autant de sources d'inspiration pour la machine à écrire de Goscinny complétée par la planche à dessin de Sempé.
Cette exposition est à ne pas rater car elle montre les outils de travail : on sait que Sempé dessinait à l'encre de chine,le dessin de presse est un dessin efficace car il doit être bouclé en un temps record. La couleur coûte cher pour un quotidien, l'aquarelle n' a été utilisée que  pour les grandes occasions : les cinquante ans.

Le Petit Nicolas c'est plus de 12 millions d'albums vendus depuis 1959 dans le monde entier : l'exposition montre les versions étrangères du petit Nicolas. 
Les années gaulliennes de 1960 sont révolues, pourtant le Petit Nicolas conquiert chaque année de nouveaux lecteurs : j'ai eu l'occasion de m'en rendre compte lors de mon stage en librairie.
Ce sont en majorité les parents qui veulent transmettre une lecture d'enfance par un cadeau mais les enfants viennent spontanément acheter la suite de la série quand ils ont accroché aux aventures de Nicolas et sa bande de copains :
Les vacances du Petit Nicolas, Le Petit Nicolas a des ennuis...
Il s'agit d'un long seller dont les réassorts sont permanents en librairies.Les bibliothèques achetent la totalité de la série pour leur pôle jeunesse, des histoires qui plaisent beaucoup aux préadolescents.
C'est Denoël qui édita le premier Les aventures du Petit Nicolas,repris ensuite au format poche par Folio Jeunesse. Enfin, l'IMAV,maison d'édition fondée par Anne Goscinny celèbre l'oeuvre de son père en publiant sa bioraphie et les histoires inédites en 2009.

L'engouement vient du personnage : un enfant qui plaît par ses bétises, son effronterie et le traitement des peurs enfantines : l'échec, l'autre...à travers le ton culotté de Goscinny et le trait dynamique de Sempé.
Le Petit Nicolas a ses héritiers : Titeuf, Tom Tom et Nana, Max et Lili... ces personnages évoluent tous dans un même univers : la famille,les copains; la récré...

Cependant le Petit Nicolas ne sera jamais ringard, en témoigne la sortie d'un film en Septembre prochain et d'un dessin animé sur M6. Le teaser du film avec tous les acteurs et très drôle, il est fidèle à l'esprit du film mais je serai plus critique avec le dessin animé qui dénature totalement à mon goût le dessin audacieux de Sempé. 
Enfin la librairie propose de nombreux ouvrages très intéréssants : un beau livre retraçant l'oeuvre de Goscinny chez La Martinière, les albums de Sempé, des cartes postales éditées par les éditions du Désastre.














Cependant, l'exploitation excessive du personnage en produits dérivés me gène un peu car je trouve que cela trahit un peu l'esprit du livre et cela pourrait lasser les amateurs du Petit Nicolas.



Par Une sardine à Paris - Publié dans : BD
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 10:47

ARCHITECTURE



Dernièrement, je commençais à me lasser de cette succession d'immeubles haussmaniens dans Paris intramuros et je ne me lassais pas d'admirer les petites maisons avec jardin de la proche banlieue parisienne en prenant le train .
Mais en me baladant samedi soir rue de Rennes, j'ai découvert un véritable bijou d'art décoratif : l'ancien magasin d'alimentation Felix Pottin, immeuble de dix étages construit en 1904.



Il s'agit d'un monumental batiment de forme arrondie dont la cerise sur le gateau est cette rotonde en forme de bourgeon qui a suscité mon attention.
Les balustrades représentent des fleurs stylisées qui allègent la structure en béton armé ;
La fonction de ce batiment était commerciale, dans la tradition des grands magasins parisiens. Les rayons étaient indiqués par des cartouches en mosaïques avec les inscriptions : patisserie, café...
Grâce à un livre Paris Art déco, immeubles, monuments et maisons de l'entre-deux-guerres, collection Grammaire de la ville éditée par Parigramme; j'ai appris que Paris fourmillait de merveilles architecturales style Art nouveau et Art déco.
Surtout qu'il s'agissait de bâtiments que j'avais parfois parcouru sans même y faire attention.

La rue de Rennes est un quartier sensationnel avec la proximité de Montparnasse, cela vaut le détour même s'il faut faire avec les désastres architecturaux du 20eme siècle : l'immonde tour Montparnasse et aussi l'immeuble de la Fnac mais celui ci présente un interêt pour l'histoire de la librairie française dont je parlerai plus tard.

Paris est certes majoritairement constituée d'habitations de stye haussmanien mais elle a aussi des arguments architecturaux dans le domaine de l'Art Nouveau en comparaison au Barcelone de Gaudi que j'admire beaucoup.

A quand un parc Guell à Paris Mr Delanoe ?

Par Une sardine à Paris - Publié dans : Société
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 10:21

ESPACE PROFESSIONNEL

En cours de documents électroniques, une intervenante nous a présenté les opportunités des flux RSS ainsi que le portail Netvibes.

Il s'agit d'un bureau virtuel personnalisé, où vous pouvez retrouver l'actualité et les brèves de vos journaux et magazines favoris.
C'est un bureau idéal qui rejoint le système des favoris mais l'avantage est que vous n'avez pas à cliquer tous les jours sur le site pour avoir l'info, ce portail vous permet de vous tenir au courant de l'actualité en un temps record.


Sur mon portail Netvibes, il y a les nouveaux articles des blogs que j'aime particulièrement, la météo, l'accès vers Facebook et ma boite électronique.
J'ai aussi ajouté les catégories brèves des revues spécialisées ainsi que les dossiers Culture de France Télévision et les bandes annonces de Allo ciné.
Enfin, vous pouvez y ajouter des dessins humoristiques afin de démarrer votre journée par un bel éclat de rire.
Le site pour s'inscrire : www.netvibes.com


Par Une sardine à Paris - Publié dans : Espace professionnel
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 17:46

BD
Le festival de BD d'Angoulême vient de se clotûrer le 1er février dernier.
Donc l'année prochaine, je prévoirai un week end là bas, tant il s'agit d'un lieu incontournable du 9eme art. Car les salons du livre généraux n'accordent qu'une place minime à la bande dessinée.
La première édition date de 1974, quand la BD a vraiment connu le succès dans les années 1970.Ce festival a depuis acquis une renommée internationale qui attire ces dernières années plus de 200 000 visiteurs.
Je trouve que c'est une excellente idée de décentraliser les manifestations dédiées au livre car Paris, la capitale n'a pas le monopôle de la culture.Et les provinces françaises ont un fort potentiel de dynamisation culturelle.

C'est bien sûr la bande dessinée belge qui a les faveurs du public depuis de nombreuses décennies mais les dessinateurs français ont aussi beaucoup de talent à revendre.
Pour ma part, j'aime beaucoup plus la bande dessinée jeunesse que je connais mieux que celle adulte.
La raison est simple, je crois que j'ai aimé approfondir mon apprentissage de la lecture avec Gaston Lagaffe, Boule et Bill et Astérix...
Justement cette année,Boule et Bill fêtent leurs 50 ans d'éxistence malgré la disparition de leur créateur Roba.

C'est l'un des cas de longévité éditoriale le plus spectaculaire en BD.
Mais aussi un succès multi-générationnel traduit dans une vingtaine de langues : 25 millions de personnes dans le monde ont lu Boule et Bill.
Par contre, j'avoue que les thèmes sont un peu démodées mais les gags sont toujours assez cocasses en raison du comique du petit cocker Bill : c'est le personnage le plus attachant.
J'aime beaucoup les BD de Dupuis car mon personnage préféré est le Petit Spirou, petit et grand dessiné par Tome & Janry.



Côté français, mon coup de coeur est Le retour à la terre de Manu Larcenet et Jean Yves Ferri. Je l'avais découvert à la librairie de Montreuil, où j'ai fait mon stage. Ce dessinateur connait un grand succès dans sa collection Poisson pilote chez Dargaud.



Pour conclure,je voudrais saluer le partenariat de la SNCF au festival BD d'Angoulème.
Les salles d'attente ont été décorées dans l'univers BD  et surtout des ouvrages ont été placés et cadenassés dans des coffrets sous les sièges pour que les voyageurs puissent lire pendant ces moments d'inaction.
Je trouve cette initiative vraiment exceptionnelle pour la promotion du livre et j'espère qu'elle sera renouvellée lors de futurs salons du livre.


Par Une sardine à Paris - Publié dans : BD
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 21:53

LITTERATURE/CINEMA


Longtemps, je n'ai pas compris l'engouement pour Orgueil et Préjugés le roman de Jane Austen publié en 1813   et réedité en France par 10/18 : j'avais essayé de le lire mais la langue employée par les aristocrates anglais du 18eme siècle me posait problème, j'ai vite abandonné.

Depuis j'ai vu le film sorti en 2006 avec Keira Knightley dans le rôle de l'héroïne Elisabeth Bennet, j'étais persuadée que Colin Fith jouait Mr Darcy dans le film, mais mon dépit fut assez court car les acteurs formaient un couple tout à fait plausible.
Le casting est bien choisi et je pense que c'est le jeu des acteurs en particulier celui de Lizzy qui m'ont fait aimé le film : j'ai trouvé que leurs interprétations étaient d'une grande modernité alors que je ne raffole pas des films en costume.

Il s'agit d'une histoire d'amour qui parait impossible au début : la jeune Elisabeth Bennet se heurte à l'orgueil de Mr Darcy, un homme de rang supérieur au sien.




ll faut dire que sa famille un peu fantasque ne lui facilite pas la vie ni celle de Jane pour se trouver un époux, ce qui est le but de l'éxistence de leur mère et me parait aujourd'hui assez navrant.

Les plus jeunes soeurs ne sont pas méchantes mais se conduisent comme de vraies bécasses qui courent les officiers et ne songent qu'à leurs bals et leurs rubans.
Les personnages les plus irritants sont la mère ainsi que l'une des filles Lydia Bennet, pourtant c'est un plaisir de contempler leur excès ainsi que leur sens du ridicule.

Les deux histoires d'amour nous tiennent en haleine durant les deux heures du film car les rebondissements sont nombreux : les tentatives d'éloignement de la soeur de Bingley jouée par Kelly Reilly ( actrice connue pour L'Auberge espagnole) ou encore les scènes de disputes entre Lizzy et Mr Darcy qui l'aime "d'un amour ardent".

J'ai aimé ce film et j'ai voulu découvrir le talent littéraire de Jane Austen.Elle décrit avec justesse la société de son temps : le poids du rang social dans les mariages,les alliances sont lourdes de sens pour les familles. Le rôle de Lady Catherine interprété par July Dench est impressionnant : cette femme toute puissante, une mécène des arts et bienfaitrice pour les bonnes oeuvres montre tout son mépris et ses opinions scélosées envers Lizzy Bennet.

Le caractère de l'héroine est tout à fait exceptionnel,ce rôle est à la hauteur de sa légende.
Jai dévoré ce roman de 400 pages en moins de deux jours tellement le scénario était fidèle au livre et je suis persuadée que sans le film je n'aurai jamais terminé l'histoire.

Voila à quoi sert le cinéma selon moi : susciter l'intêret des cinéphiles pour les oeuvres littéraires.
Les romanciers et  cinéastes anglais valorisent  l'héritage de Jane Austen : Bridget Jones lit Jane Austen, Coup de foudre à Bollywood reprend la trame du roman..



En 2004, Orgueil &Préjugés a été élu roman ayant le plus bouleversé les lectrices, cela frisait même l'hystérie avec le feuilleton en 1995 et les produits dérivés...(Lire, mai 2006).

Par Une sardine à Paris - Publié dans : Littérature
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 21:26

BD

© Penelope Bagieu

Pénélope Bagieu est l'ambassadrice des célibattantes à travers ses héroïnes : Pénélope et Joséphine.Ce sont des filles totalement contemporaines qui vivent à Paris et qui en portent les stéréotypes : le goût pour le shopping, l'extrême amabilité en Velib....



Ce sont des fous rires qui vous attendent : le ton est léger, plein d'ironie et totalement ancré dans notre vie quotidienne.
Vous serez attirées par les couvertures acidulées aux titres accrocheurs : Ma vie est totalement fascinante.
J'aime beaucoup sa petite écriture ronde qui fait le charme de sa bande dessinée.Les planches sont bourrées d'humour et les dessins de personnaes vraiment réussis.

La BD de filles prend son essor : l'exemple du récent festival d'Angoulème
Il ya aussi le travail d'Hélène Butler mais je trouve  que son dessin manque de finesse.
Pénélope Bagieu est illustratrice de publicité et éditée par Jean Claude Gawsevitch.
Cette maison d'édition se trouve rue de Rivoli, dans le premier arrondissement.

J'espère que cette jeune dessinatrice de talent dédicacera ses BD au prochain salon du livre de Paris en mars !


L'adresse de son blog : http://www.penelope-jolicoeur.com

Par Une sardine à Paris - Publié dans : BD
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 21:16
INSOLITE



Cette photo date du 26 janvier 2009, sur les toits de Paris, cinq centimètres de neige dans la capitale, la première fois que je voyais ça !!!!

Cela fait une éternité que je n'avais pas posté d'articles dans ce blog, en raison d'une charge de travail qui augmente considérablement en deuxième année de Métiers du livre : des projets comme le mémoire de fin d'études, un projet éditorial et autres devoirs importants à rendre.

Je ne trouve plus beaucoup le temps d'aller voir des expositions ou de flâner dans les quartiers, l'actualité autour des livres m'accaparent, ce blog va donc se consacrer pleinement aux Métiers du livre désormais avec une préférence pour la littérature jeunesse.
Par Une sardine à Paris - Publié dans : Impressions
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 11:19

ART



Jusqu'au 12 janvier 2009, se tient au musée d'art moderne de la ville de Paris, une superbe exposition dédiée au peintre fauve Raoul Dufy et intitulée " Le plaisir".
Cent vingt peintures sont exposées, mais pour moi, le véritable intérêt de cette exposition fut de découvrir son expression sur d'autres supports : un magnifique paravent qui servait de panorama parisien,des panneaux décoratifs pour une villa dans le Sud de la France, des pièces de céramiques et même un détour par le domaine de la mode,par amitié pour Paul Poiret.
Son intervention dans les arts décoratifs est tout à fait , intéressante: j'ai aimé sa répétition de fleurs colorées sur des panneaux.Dufy, par cette technique n'était pas si éloigné de Andy Warhol et du procédé de sérigraphie.

Raoul Dufy (1877-1953) est nait au Havre mais migra dans le Sud de la France : il fut le peintre de la Rivieira : Antibes, Nice....Par des couleurs vives et chaudes, il célébra les paysages de plages.



Il était un peintre fauve mais fut ,néanmoins inspiré par les cubistes dont Georges Braque.
Son oeuvre se rapproche de celle de Henri Matisse par son traitement pictural de l'environnement végétal et animalier.
J'aime beaucoup ce peintre pour la diversité des sujets qu'il traitait : les bords de mer et les plaisanciers, les courses, les ateliers de peintre, la musique et sa passion pour Bach, les natures mortes...
Le seul bémol serait l'encadrement de quelques tableaux par un cadre noir qui éteignent les couleurs et assombrissent notre vision.

La couleur est omnisprésente, ce sont des tableaux chaleureux et je regrette que ce peintre  soit moins représenté dans les musées, reproduits en cartes postales ou dans les livres d'art.
Son oeuvre a connu une période de déclin dans les années 1970, les conservateurs ne se sont pas totalement désintérréssés de son travail : ses tableaux font partie des collections permanentes des musées de Grenoble, Valence mais son attraction n'est pas aussi importante que les impressionnistes ou les cubistes.
Il faut donc saluer cette initiative du musée d'art moderne de la ville de Paris : lui rendre hommage plus régulièrement srait une bonne idée selon moi, car cela permet de renouveller l'offre culturelle française.
Je crains qu'à terme, les spectateurs parisiens ne se lassent d'une énième exposition Picasso ou Monet...

J'ai découvert son oeuvre par hasard car un de ses tableaux servait de couverture à un de mes manuels de sciences économiques et sociales en terminale.
Il illustrait la société capitaliste au début du 20eme siècle par une parade d'hommes d'affaires dans une ville.C'était un peintre profondément ancré dans la société de son époque : en témoigne son oeuvre la plus monumentale, la Fée Electricité, assemblage de 250 panneaux sur une surface totale de 600 m².Elle fait partie des collections permanentes du musée et symbolise les évolutions techniques liées à l'industrialisation.

Pour conclure, cette exposition est un vrai plaisir car les oeuvres ne sont pas une succession de tableaux mais une multitude de supports picturaux.
Les couleurs et les formes en arabesque témoignent d'une certaine joie de vivre.
Je dirais que cette exposition fait l'effet d'un cachet de vitamine C qui contraste avec l'absence de soleil en ces temps gris et pluvieux d'hiver.


Par Une sardine à Paris - Publié dans : Expositions
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